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Le droit au malheur, à la frustration (et à tous ses confrères)

2 ans ago · · 0 comments

Le droit au malheur, à la frustration (et à tous ses confrères)

Il y a quelques semaines, à l’heure du dîner, j’expliquais un des principes que je tente de mettre en pratique dans ma vie quotidienne (autant que faire se peut) : le lâcher prise quant aux frustrations de l’existence, ce qui permet de voir en chaque circonstance même négative (en apparence) une opportunité.

Mon interlocuteur, partiellement convaincu de ma démarche, m’interpella sur son droit à la frustration (et/ou au malheur ?) : « Je n’aime pas ce discours dans lequel il faudrait voir en chaque situation une opportunité. Je n’ai pas envie de faire cet effort constant au bonheur. J’ai le droit de me sentir frustré. »

Loin de voir en son commentaire une opposition à ce que je venais d’énoncer, j’accueillis sa vision des choses avec beaucoup de calme intérieur puisque ce point de vue me semble tout à fait valide. Je fus d’autant plus prête à recevoir ces mots que l’interlocuteur en question est une personne très agréable avec laquelle j’aime converser.

Je réaffirmai alors son droit (et le droit de quiconque) à la frustration et au malheur. Plus exactement : la liberté de chacun d’opter pour ces émotions quand la situation semble l’exiger à leurs yeux. Qu’aucun individu ne se sente diminué dans ses désirs naturels de négativité !

Explorer toutes les facettes du drame, de la colère, de la nervosité, de l’impatience et de l’agressivité est une activité qui peut s’avérer extrêmement productive et bénéfique pour soi. Donc je ne pourrai jamais m’opposer à une telle impulsion si elle se manifeste dans le corps physique et psychique de mon prochain.  

En outre, je serais d’une totale malhonnêteté et d’une hypocrisie sans pareille si dans mes idées je tentais de soustraire cette liberté que je me suis octroyée tant de fois dans le passé. La frustration et son acolyte, la colère, ont souvent été comme des sœurs pour moi. Elles se manifestaient en tout lieu et à tout instant, parfois sans prévenir et de manière totalement incontrôlée. Je les ai nourries au biberon de mon éternelle insatisfaction et de mon avidité pour l’action, au détriment du silence et du repos. Ces sœurs sont dans mon cœur et je leur parle avec beaucoup de douceur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elles se font de moins en moins omniprésentes dans mon existence : en m’efforçant de faire le choix conscient du lâcher prise à chaque instant !

Mon interlocuteur a vu juste : l’effort joyeux est fatiguant ! Il l’est pour moi aussi, du moins jusqu’à cet instant où cette question salvatrice me traverse l’esprit : à qui profite ma frustration si je la laisse germer dans mon Etre ? Tout le monde n’a pas besoin de se rendre sur les bords de l’abyme pour réaliser qu’une graine de colère – aussi minuscule semble-t-elle (mais jamais inoffensive) – arrose la plante de l’Ombre. Mais il faut parfois arroser la mauvaise racine, s’empoisonner de sève toxique, pour changer sa façon de jardiner…d’où cette liberté fondamentale à la frustration, au malheur et à tous ses confrères.

Tags: , , , Categories: Développement personnel, Réflexion personnelle, spiritualité

Eva Mazur

Eva Mazur

Passionnée par le développement personnel et les approches complémentaires, j'ai à coeur de partager tout ce qui est susceptible de nous aider à renforcer naturellement notre bien-être et de contribuer à un état d'esprit positif.

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